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LES PAPINEAU DU QUÉBEC 
                      et d'ailleurs
La première génération:

Samuel Papineau dit Montigny, 1670-1737


1.3 soldat des troupes de la marine, de 1688 jusqu'à  1698
(Voici à quoi pouvait ressembler le soldat "Montigny").

(agrandir)
Soldats des Troupes de la Marine,

en campagne et à la parade (Francis Back).






et (agrandir) en uniforme d'hiver.
(R.J. Marrion et Francis
Back)

Les marchands anglais et hollandais de New-York, voulant étendre leur négoce de la fourrure vers les Grands Lacs, arment les tribus iroquoises pour attaquer Montréal.
Les expéditions ineptes de De la Barre en 1683 et la maladresse de De Nonville qui se saisit des ambassadeurs onnontagués pour les envoyer aux galères royales de Marseille unissent les Cinq-Nations de l'Iroquoisie contre la France.
 Le résultat sera le désastreux massacre de familles entières tuées ou enlevées et la destruction de 56 habitations à Lachine, sur l'île de Montréal, dans la nuit du 4 au 5 août 1689. On assiste par la suite à la dévastation de nombreux villages environnants. Lachenaie, sur  l'Île-Jésus,  et Rivière-des-Prairies sont tour à tour décimés et hommes, femmes et enfants tués ou emmenés en captivité.

Les compagnies sont déployées en vain contre les attaques sournoises qui ne donnent aucune prise à la riposte et les officiers comme les soldats apprennent vite les règles impitoyables de la guerre en ce pays.
Et enfin la rumeur entendue à Rochefort se confirme: l'ancien gouverneur Frontenac revient prendre les choses en main. Dès son arrivée, il se précipite vers Montréal avec toute la troupe, bien décidé à dompter la Nouvelle-Angleterre et ainsi regagner l'appui des Iroquois.
Mais un messager vient lui annoncer qu'une flotte importante arrivant de Boston remonte le Saint-Laurent pour attaquer Québec. En même temps, une armée dirigée par Winthrop venant de Manhatte et s'avançant par le lac Champlain est heureusement décimée par une épidémie, puis dispersée.
Frontenac repart vite vers Québec organiser la défense de la ville citadelle. Et les troupes françaises, les milices canadiennes et leurs alliés amérindiens se complètent à merveille pour remporter une des plus glorieuses victoires de la Nouvelle-France.
On espère que ce fait d'armes éclatant de 1690 du comte de Frontenac sur l'amiral Phipps inspirera de nouveau à la Nouvelle-Angleterre le respect. Il n'en est rien.
Les troupiers auront vite fait de revenir à Montréal car les années suivantes, les troupes  doivent faire des raids vengeurs sur la Nouvelle-Angleterre et  repousser ses incursions comme à La Prairie-de-la-Madeleine où elles livrent une bataille décisive contre les troupes du major hollandais Schuyler de Fort Orange (Albany) en 1691.
Reste à faire la paix avec les Iroquois dont les attaques ont entravé les semailles de 1691 et 1692, et à reprendre les autres forts des Pays-d'en-Haut abandonnés par De Nonville.

Frontenac avait toujours défendu l'importance d'une place forte pour donner accès au lac Ontario. À l'encontre des ordres de Versailles, il envoie donc quelque sept cents hommes reconstruire le Fort Cataracoui, heureusement à peine endommagé par la démolition de 1689. Ils ont remonté le Saint-Laurent dès le printemps de 1695 sur les bateaux plats construits durant l'hiver de 1693.
Fort Cataracoui, (AGRANDIR) plus tard nommé Fort Frontenac, puis Kingston.
C'est la première incursion de Samuel Papineau dit Montigny dans ces contrées, que lui et ses descendants verront souvent et plus tard peupleront en grand nombre.
L'expédition est sous la direction du marquis de Crisafy et comprend la compagnie du capitaine de La Grois, dont fait partie Samuel, ainsi que des militaires de premier plan comme De Noyan, La Vallières, Maricourt et Linvillier. Dès août 1695 ils sont de retour à Montréal après avoir laissé une garnison de 48 hommes (dont, possiblement, Samuel) et sans avoir rencontré un seul ennemi.

Le comte de Frontenac, en dépit de son âge avancé, dirige personnellement en 1696 une expédition forte de 2300 hommes tirés des 28 compagnies de la marine, des milices canadiennes et des alliés indiens. Il reprend en entier les anciens forts et réussit à rapatrier un grand nombre des otages français et amérindiens.

Samuel Papineau ne peut se douter que parmi ces otages se trouvent sa future épouse Catherine Quevillon, enlevée en 1692 avec sa mère Jeanne Hunault, ainsi que Pierre Laurin dit Lachapelle, qui deviendra capitaine de milice de la Compagnie-du-boût-d'en-haut,du Saut-au-Récollet et sera son témoin à son mariage en 1704.

La paix de Ryswick mettant fin à la guerre de 1692 à 1697 de la France contre la Ligue d'Augsbourg sera connue avec retard en Nouvelle-France.

Signature du traité de Ryswick.
(gravure d'époque) AGRANDIR

La colonie comme la mère-patrie connaîtront un bref interlude de paix jusqu'à la guerre pour la succession au trône d'Espagne, qui de 1702 à 1713 unira contre Louis XIV des alliés contre nature comme l'Angleterre, la Hollande et l'Espagne.
Mais pour un moment, Boston, Manhatte (New-York), Orange (Albany) et Corlar (Schenectady), bases des Anglais et des Hollandais, ne pourraient plus attaquer ouvertement ni Québec ni Montréal, ce qu'ils ne se privent pas de faire par Iroquois interposés dans les avant-postes des Grands Lacs.
Le prestige de Frontenac, qui s'éteint à Québec en 1698, et de son successeur, le chevalier de Callières, amène finalement les Cinq-Nations à demander la paix.


Après de longues négociations, est signée en 1701 la grande paix de Montréal ou paix de Callières en présence de tous les notables, des officiers et des soldats en grande tenue et des chefs de 37 tribus venus d'aussi loin que l'Illinois et le Mississipi.

Le 300e anniversaire en a été célébré à Montréal en 2001.



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