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LES PAPINEAU DU QUÉBEC 
                    et d'ailleurs
La première génération :
Samuel Papineau dit Montigny, 1670-1737


1.4 Habitant et milicien de la Côte-St-Michel de Montréal, où il devient censitaire des sulpiciens, seigneurs de l'île de Montréal.
Une paix relative et la prospérité étant en voie d'être rétablies dans les villes et les campagnes, l'intendant Champigny est autorisé par l'ordonnance royale du 21 mai 1698 à accélérer la démobilisation des soldats des Troupes de la marine qui veulent rester au pays.
En homme avisé, il sait très bien que tous ces soldats célibataires ont besoin d'épouses pour se fixer sur les terres concédées par les seigneurs. Sans compagne pour les retenir, ils partiront faire la traite des fourrures comme coureurs des bois, ce que le roi a formellement  interdit.
En bon gestionnaire,  il décide aussi de combiner le budget accordé par le roi pour doter 60 filles, à raison de 50 livres pour chacune, avec la prime de départ des soldats qui consiste en une année de solde, son uniforme et son fusil. Champigny fait rapport à Paris en ces termes: ''État de la distribution de trois mille livres accordées par le roi en l'année 1700 pour doter 60 filles à raison de 50 livres pour chacune.'' Contrairement à la croyance populaire, ces filles ne sont pas  les "Orphelines du Roi" aussi appelées Filles du Roi, venant de France, mais comprennent presqu'exclusivement des femmes nées en Nouvelle-France. Plusieurs sont veuves des guerres iroquoises, certaines avec de nombreux enfants. D'autres reviennent de captivité.

Au terme de son engagement de dix ans en 1698 et fort de sa connaissance du pays qu<il a travers/ plusieurs fois, Samuel veut connaître la vie aventureuse et souvent lucrative des coureurs des bois. (Suzor-Cote, 1907) Il perd ainsi la solde de six sols par jour que le roi accorde pendant une année à ceux qui restent au pays pour se marier, soit une perte d'environ cent livres, bien compensée toutefois par les fourrures récoltées avec ses amis.
Cet hiver pénible passé aux confins de "La Grande Rivière", aussi appelée rivière des Outaouais, lui a fait réaliser cependant combien il a gardé de son enfance la nostalgie de  la vie plus sédentaire de ses pères poitevins.
Plusieurs de ses meilleurs compagnons d'armes viennent tout juste de se marier avec des Canadiennes à qui l'intendant Champigny a remis aussi la dot royale de cinquante livres:  Jean Pouget dit Grisdelin, venant de Villamblard en Périgord, marié à veuve Marthe Brassard et qui se sont établis à la Côte-St-Michel. Pierre Cardinal de Fontenay-le-Comte en Vendée et Marie-Anne Thuillier se sont fait concéder une terre par les sulpiciens à Rivière-des-Prairies, sur le flanc nord de l'île de Montréal. Leur aîné, Pierre Taillefer, du Calvados en Normandie, est aussi là avec Jeanne Huneault dit Deschamps. Jacques Hériché dit Louveteau, de Louvetot près de Rouen, a marié veuve Marie Geoffrion et ils se retrouvent bientôt aussi à la Côte-St-Michel.
Ensemble, ils convainquent leur ami Montigny de rester au pays, lui promettant même de lui trouver une épouse à sa mesure.
Et c'est ainsi qu'il se trouve chez les seigneurs en ce printemps de 1699.
Le jeune homme pose son paraphe sur le document, car il ne sait pas signer, et devient ainsi propriétaire d'une terre de soixante arpents à la Côte-St-Michel en l'île de Montréal, sujet à toutes les charges, beaucoup plus légères pour un  militaire devenu censitaire, et à "foi et hommage" aux seigneurs sulpiciens.

Ce jour-là, le 25 avril 1699, avec Samuel Papineau dit Montigny commence l'épopée des Papineau dans le Nouveau-Monde.

Dès ce premier été, il s'attaque vaillamment au défrichement de  sa terre comme prévu au contrat, sème l'essentiel pour la saison et mobilise la corvée des voisins pour élever la maison en bois pièce-sur-pièce selon la mode du pays, car on a vite appris que la maison en pierre ne convient pas aux rudes hivers canadiens.

Maison typique d'un habitant,
faite en billes de bois équarries
jointées et reliées à queue d'aronde,
style dit "pièce sur pièce".

(Cornelius Krieghoff)
Il vient d'apprendre  qu'un lointain cousin Louis Papineau dit Deslauriers, de la branche des Papineau de Niort, dont plusieurs sont huguenots, nouvellement arrivé et guerroyant dans la compagnie de monsieur de Longueuil, a été tué au combat à l'âge de 24 ans et enterré au mois de juin 1699.
Ces premières années sont d'une difficulté inouïe, les travaux faits à force de bras car ils n'ont pas encore le cheptel, le boeuf ou encore moins le cheval pour tirer une charrue; la pioche, la serpe, la fourche et leur vaillance sont les outils des soldats devenus habitants. Comme propriétaires de leurs terres, ils revendiquent fièrement comme une lettre de noblesse ce titre d'habitant que le roi leur a conféré par l'ordonnance du 21 mai 1698 et ils considèrent le mot paysan comme une insulte.

Les nouveaux concessionnaires ne sont pas non plus totalement dépourvus. Pendant leur service militaire, les soldats logeaient chez l'habitant où, contre les travaux aux champs, ils pouvaient arrondir leur maigre solde. C'est très souvent parmi les filles de leur hôte ou de ses voisins qu'ils ont trouvé une épouse lors de la démobilisation.
Aujourd'hui, ils continuent de contribuer à la défensedu pays car chaque homme de seize à soixante ans doit obligatoirement avoir chez lui un fusil et, une fois par mois, se présenter à la compagnie de milice de sa paroisse pour faire l'exercice.


Habitant milicien en campagne d'hiver. (Eugène Leliepvre)

C'est ainsi qu'il retrouve régulièrement ses voisins, les géants de la Côte-St-Michel, tels qu'ils apparaissent au dénombrement de 1702 fait à la demande du nouveau supérieur des sulpiciens, Vachon de Belmont, venu succéder à Dollier de Casson.
Les voisins de Montigny, du côté sud  de la commune qui deviendra plus tard le "Chemin du Roi" et plus tard la rue Jarry, s'appellent: Larose, Beaulieu, Sancerre, Laflèche, Louveteau, Lafortune, Viger, Grisdelin.En face, du côté nord, se trouvent : les Lacroix, Lalouette, Alavoyne, Lagrandeur, Laviolette, St-Amant, Laforme, Lafantaisie, la plupart identifiés sur ce parchemin très officiel par leur surnom ou nom-de-guerre d'anciens soldats des Troupes de la Marine. Quelques lieues plus au nord, on trouve aussi des anciens des Troupes à Rivière-des-Prairies, dont Pierre Taillefer et Pierre Cardinal.
Le 12 septembre 1701, ce dernier lui fait le grand honneur de  demander Samuel comme parrain au baptême de son deuxième fils, François, et c'est à cette occasion que Samuel Papineau dit Montigny déclare au curé pour la première fois: profession, "volontaire". (Volontaire peut signifier qu'il n'était pas un conscrit lors de son recrutement en France. Mais volontaire était aussi le titre que l'on donnait à Ville-Marie aux coureurs-des-bois qui allaient à la traite des fourrures sans permis et parfois allaient vendre leur marchandise aux marchands hollandais en passant à travers l'Iroquoisie hostile.)

La petite communauté est quand même assez isolée, communiquant difficilement avec Ville-Marie, à travers la Côte de la Visitation au sud. Au nord-est il y a la concession de 1685 appelée Côte St-Dominique, devenue en 1687 la paroisse de Saint-Joseph de la Rivière-des-Prairies. C'était le point d'arrivée à l'île de Montréal aux premiers temps de la colonie. On y voit le fortin à palissade construit par le capitaine de Senneville à la demande des seigneurs. Il s'appelle maintenant  petit fort Desroches, du nom de Paul Desrochers qui en est le gardien. Plus à l'ouest, il y a la petite église en bois de 1689 autre fortin et le moulin banal des seigneurs. Jean Sicard, un autre Vendéen, en est le meunier et sa femme Catherine Lauzon, en est la meunière héroïque qui, selon le père Vachon de Belmont, a tenu tête à une bande iroquoise lors des massacres de 1691.
Plus à l'ouest sur la rivière du même nom, on peut aller au Sault-au-Récollet, où se trouve le Fort-Lorette érigé en 1696 par les sulpiciens pour accueillir les Sauvages du Fort-de-la-Montagne, dorénavant trop rapproché des auberges et de l'eau-de-vie de la ville. Le fort renferme une petite chapelle en bois, une école des soeurs de la Congrégation Notre-Dame et la résidence des seigneurs et du missionnaire.

Avec l'arrivée de chaque nouveau concessionnaire, les corvées rassemblent les hommes et les femmes de la Côte-St-Michel. Ils se voient aussi chaque dimanche aux offices donnés par un missionnaire de Ville-Marie qui, selon la saison, alterne entre le minuscule oratoire élevé face à la terre de Samuel et les premières paroisses érigées à St-Joseph de  Rivière-des-Prairies, à Fort-Lorette et à Saint-Laurent. À l'occasion des grandes fêtes ils font la longue marche jusqu'à la première église Notre-Dame  de Montréal, érigée par les bons soins du supérieur Dollier de Casson. Ce dernier alliait des talents d'architecte à son passé dans les grenadiers et à sa tardive vocation religieuse. Pour amasser les fonds nécessaires à la construction, il avait obtenu du gouverneur de Montréal, le chevalier de Callières, un permis exceptionnel de traite des fourrures aux Pays-d'en-Haut.
Pour Samuel, maintenant appelé aussi bien Papineau que Montigny, les premières années de sa nouvelle vocation d'habitant sont agitées. Chaque mois, avec ses voisins de la Côte-St-Michel, il va à l'exercice de sa compagnie de milice dirigée par le sergent Pierre Richer dit Laflotte, surnom hérité du nom de sa paroisse natale sur l'île de Ré.
La colonie est toujours sous la menace des Anglais et des Hollandais de la Nouvelle-Angleterre. Ils sont furieux d'avoir perdu l'effet de menace des Iroquois qu'ils utilisaient comme leurs mercenaires. Cette menace disparue, les Français ont pu aller fonder le poste de Détroit et ainsi verrouiller à la fois l'accès aux Grands Lacs et au Mississipi qui assure le lien avec la Louisiane.
Les miliciens et les Amérindiens alliés accompagnent souvent les Troupes de la Marine pour ravitailler ces postes et à l'occasion faire des raids vengeurs chez l'ennemi.
Comme dans un roman, son vieux copain Pierre Taillefer invite son ami célibataire à la messe de minuit de Noël 1703 à Rivière-des-Prairies, et ensuite au réveillon chez lui à la maison ancestrale de son épouse Jeanne Huneault dit Deschamps.
Il y a là sa belle-fille Catherine Quevillon, veuve de leur ami Guillaume Lacombe dit Saint-Amant avec qui elle aura vécu seulement quatre mois.
Elle a 17 ans et Samuel, à 34 ans, en a le double. Mais il a gardé à travers sa vie tumultueuse toute la vigueur de sa tendre jeunesse.
De toute évidence ils se connaissent et se plaisent puisque le 8 juin 1704, dans la maison de Jacques Vaudry, le même notaire Pierre Raimbault qui a officié à l'achat de sa terre leur soumet un contrat de mariage. Les témoins de Samuel pour l'occasion sont ses amis Jean Pouget dit Grisdelin, de la Côte-St-Michel, et Pierre Cardinal, de Rivière-des-Prairies. Il y a eu la publication des trois bans réglementaires à trois dimanches consécutifs, puis le 16 juin 1704, Samuel s'amène à l'église  de Catherine, St-Joseph de la Rivière-des-Prairies,  nouvellement réouverte au culte.  Il est avec son témoin, Pierre Laurin, capitaine de la compagnie de milice du-bout-d'en-haut,(ainsi qu'on appelait Fort-Lorette), fils de Pierre Lorin dit Lachapelle de Chatellerault en Poitou. Le père sulpicien qui officie, Jean Bouffandeau, est lui aussi un Vendéen né à Cholet, de trois ans plus jeune que Samuel.
Cet acte de mariage (voir l'original et sa transcription) confirme le destin des premiers ancêtres Samuel Papineau et Catherine Quevillon et affirme les racines de la seule famille Papineau en Nouvelle-France.
 

(ici la plus récente église de 1875)

Catherine Quevillon vivra jusqu'à quatre-vingt-quinze ans, surpassant sa mère Jeanne Huneault dit Deschamps qui vivra jusqu'à 91 ans et comptait huit enfants de trois mariages. Catherine fut surnommée  "la femme aux quatre maris" mais n'eut d'enfants que les neuf qu'elle donna à Samuel Papineau: trois filles et six garçons qui lui donneront 93 petis-enfants dont cinquante se marieront.
Comme sa mère, elle a un  tempérament vif, hérité de son séjour prolongé dans une tribu iroquoise, ce qui explique aussi qu'elle n'a pas appris à écrire, comme on le constate dans de nombreux documents notariés. Par contre, elle connaîtra bien ses petits-enfants, dont Joseph II né en 1752, notaire et député. Ils transmettront l'histoire de ses nombreux faits d'armes.
On peut suivre le cheminement des Papineau-Quevillon à travers de nombreux documents officiels, soit de l'état civil ou des actes des notaires.Il n'y en a heureusement aucun dans les archives pénales de La Prévôté.
Le couple Papineau est très grégaire, souvent invité aux baptêmes et mariages de la région où ils puisent aussi les parrains-marraines et époux-épouses pour leurs trois filles et six fils. Parmi plusieurs de ces familles, Samuel retrouve des "pays" du Poitou et de la Vendée et des anciens compagnons des Troupes de la Marine qu'on peut généralement reconnaître à leur surnom ou nom de guerre attribué obligatoirement à la levée de la recrue. Son cadet dans la compagnie du marquis de la Grois:
Denis Jourdain dit Labrosse, qui en 1706 se dit bourgeois de Montréal,
Jacques Richard dit Larose, son voisin au sud,
Jacques Gauthier dit Saint-Germain,
Louis Leroux dit Lachaussée,
Jacques Hériché dit Louveteau,
Antoine André dit Lafontaine,
Pierre Geoffrion dit Saint-Jean,
Pierre Richer dit Laflotte,
Nicolas Périllard dit Bourguignon,
Paul Dazé dit Queniot.
Il y a aussi François Tévenin dit Rencontre, qui le 19 mars 1719 sera le parrain du septième enfant de Samuel, Joseph Papineau I dit Montigny, l'ancêtre des hommes politiques bien connus.

La maison construite sur la terre acquise en 1699 devient vite une pouponnière qu'il faut sans cesse agrandir. Elle accueille d'abord en succession trois filles entre 1705 et 1709 et par la suite six garçons entre 1712 et 1726. Samuel a alors 56 ans et Catherine a 40  ans.
En 1705, la famille décide de ne pas conserver la terre de la côte St-Michel héritée par Catherine de son premier mari, Guillaume Lacombe dit St-Amant. Ils la cèdent à Jean Guilbert dit Laframboise qui la cèdera plus tard à sa fille Élisabeth mariée à Antoine André dit Lafontaine. Plusieurs historiens de la famille Papineau prétendront erronément que cette transaction s'appliquait à la terre acquise par Samuel en 1699.
Pourtant le terrier des seigneurs de Ville-Marie inscrit dans la carte de 1702, dite de Vachon de Belmont, indique bien le nom de St-Amant, # 1075, et le dénombrement de 1731 affiche le nom de Guilbert, # 5985.

Par un autre acte avec les seigneurs daté du 29 janvier 1711, les Papineau ont acquis une deuxième terre, où il n'ont pas habité, à Rivière-des-Prairies, jouxtant celle du frère de Catherine, Jean-Baptiste Quevillon. Cette terre sera cédée le 11 mars 1720 aux beaux-parents de Samuel, Pierre Taillefer et Jeanne Huneault. Elle avait été reprise par les seigneurs et mise aux enchères par affichage à l'église paroissiale de Rivière-des-Prairies les 26 juin 1706, 27 mai 1707, 26 mai 1708 et 5 juillet 1710. Plusieurs historiens ont erré en y faisant déménager les Papineau.

Puis les actes notariés nous fournissent un document très intrigant par lequel les époux Papineau effectuent le huit janvier 1717, devant le notaire Pierre Raimbault, une donation au bénéfice des seigneurs pour une remise annuelle de quinze livres. Il faudra en trouver l'explication aux archives de Saint-Sulpice.

La famille Papineau continuera donc d'occuper la terre originale de 1699 puisqu'on en trouve la confirmation suivante: Dans la Côte Saint-Michel, en la paroisse de Saint-Laurent, au milieu de laquelle est un chemin du Roi, du côté gauche de la commune et donnant sur celle-ci, les aveux et dénombrements déposés en 1731 pour fief, terre et seigneurie de l'isle de Montréal  désignent au nom de Samuel Papineau dit Montigny une terre de 3 arpents de front par 21 arpents de profondeur, soit 63 arpents dont 31 sont en labours et 6 en prairie, avec une maison en bois, une grange, une étable, mais sans écurie.
Reflétant l'évolution de la côte-St-Michel, les actes de baptême successifs des neuf enfants sont enregistrés soit à Montréal, à Rivière-des-Prairies ou à Saint-Laurent dont faisait alors partie la Côte St-Michel. Plus tard, les mariages des enfants sont célébrés soit à Montréal, à Saint-Laurent et dans la nouvelle paroisse créée en 1735, appelée le Sault-aux-Récollets en mémoire d'un missionnaire récollet qui s'y noya dans les rapides de la Rivière des Prairies.

C'est d'ailleurs à la chapelle du Fort-Lorette, mission établie en 1696 par les Sulpiciens pour transférer les indiens du Fort de la Montagne vers le Sault-au-Récollet, que se fera la sépulture de Samuel Papineau dit Montigny, le 23 avril 1737.
On verra que la famille Papineau vit très modestement car quinze mois plus tard, le notaire  François Lepailleur en date du 27 juillet 1738 fait l'inventaire... des dits meubles  de la ditte communauté, sise à la ditte coste St Michel où nous sommes exprès transportés en la maison construite sur icelle où est décédé le dit papineau...  Au chapitre des immeubles, le notaire royal note: ...une terre de 3 arpents de front sur 21 arpents de profondeur sise en la ditte coste St Michel tenant d'un bout par devant au chemin du roy qui sépare les habitants d'un costé et d'autre de la ditte coste St Michel et d'autre bout à la concession des représentants de feu Vincent Lenoir; d'un costé à celle de Martineau et d'autre costé encore aux héritiers feu Lenoir.Vincent Lenoir aura été le parrain en 1706 de Catherine, la deuxième fille de Samuel alors que son fils Jean-Baptiste Papineau mariera en 1743, Charlotte, la fille de Pierre Martineau .

On verra que comme Catherine Quevillon, les huit autres enfants céderont leur part de la terre familiale à Pierre Papineau dit Montigny. Marié à Marie-Joseph Brignon dit Lapierre, ils auront onze enfants dont huit mariés.
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Voici en annexe la liste des habitants de Côte-St-Michel en 1702, reproduction numérique partielle de l'original du  TERRIER DE 1702 DES SULPICIENS, CARTE DE VACHON DE BELMONT. (LE SOLDAT MONTIGNY (CENTRE GAUCHE) ET D'AUTRES SOLDATS DE LA COMPAGNIE DU MARQUIS DE LA GROIS: LOUVETEAU, GRISDELIN, ST-AMANT, LA FANTAISIE).
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Pour étudier la mobilité des propriétaires, nous avons repris ce recensement de 1702 et l'avons comparé au dénombrement de la Vallée du St-Laurent de 1731. Le Montigny de 1702 est recensé Samuel Papineau, toujours au même endroit.
La Côte-St-Michel est devenue la Rue Jarry, située ici entre le Boulevard St-Michel et le Boulevard Pie IX.
 

 

 
 
 
 

 HABITANTS-SOLDATS DE LA MILICE  AU COMBAT


dessin de Francis Back
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