Papineau-Histoire-Qc.ca
LES PAPINEAU DU QUÉBEC 
                    et d'ailleurs

6.0sixième génération, gensix.html
la cinquième née au Canada.

Les enfants de:
Augustin-Cyrille Papineau et
Marie-Louise Trudeau Papineau,


représentés avec leurs trois enfants
1.- Louis Gustave Papineau
2.- Joseph Victor Papineau
3.- Marie Papineau Beaudry


1.-  Louis-Gustave Papineau    (Il était ingénieur de la première cohorte de l'École Polytechnique en 1879)
ici avec son épouse Juliette Mackay en 1883.
  autres photos de Louis-Gustave, de Juliette et de leur fille Jeanne Papineau



2.-  Joseph Victor,
avec son épouse Zélia Anctil.
 

juillet 1886, Coaticook
photo de mariage


3.- Marie Papineau Beaudry, avec son époux, Joseph Beaudry, mariés le 8 août 1892.
(il est veuf de Ida Papineau, mariée en 1885, fille de Casimir-Fidèle Papineau. Joseph Beaudry a donc marié deux petites-filles de Denis-Benjamin Papineau)
(photo de Marie vers 1920)


  photo de 1885

voir: Ida Papineau, première épouse de Joseph Beaudry


Ce chapitre et les chapitres suivants couvriront en détail, pour l'instant, uniquement la descendance de Augustin-Cyrille et de Joseph Victor Papineau, grand-père de l'auteur.
Les descendants de son frère Louis Gustave Papineau et de sa soeur Marie Papineau Beaudry se retrouvent cependant dans l'arbre généalogique général de la branche de Augustin Cyrille Papineau.

Les descendants des trois frères et des quatre soeurs de Augustin Cyrille Papineau apparaîtront également  pour le moment seulement dans l'arbre généalogique des descendants de Denis-Benjamin Papineau, génération 4.




L'HISTOIRE DE JOSEPH-VICTOR PAPINEAU ET ZÉLIA ANCTIL
 
 


 
 

 
Nom
Joseph-Victor PAPINEAU
Naiss. Date
19 Avril 1862
Naiss. Place
St-Hyacinthe
Décès Date
29 Mars 1941 Age: 78
Décès Place
Montréal
Occupation
Agriculteur, Comptable industriel
Education
Études en architecture à Montréal (1878-1880), puis peut-être en agronomie.
Religion
Catholique
Père
Juge Augustin-Cyrille PAPINEAU,(1828-1913)
Mère
Marie-Louise TRUDEAU, (1830-1905)
 
 
Épouse
 

 
Nom
Zélia ANCTIL
Naiss. Date
21 Janvier 1865
Naiss. Place
Ste Anne-de-la-Pocatière
Décès Date
6 Janvier 1919 Age: 53 (Victor a 56 ans)
Décès Place
Montréal
Sépulture
Cimetière de Côte des Neiges
Sépulture
Avec son mari Joseph-Victor et sa soeur Jeanne Anctil dans le lôt familial du Juge Augustin-Cyrille Papineau.
Occupation
Mère de famille, 23 ans à la naissance de son seul fils survivant, Augustin-Jean.
Education
Ste-Anne-de-la-Pocatière et  au couvent des soeurs de la Présentation à Coaticook
Religion
Catholique
Père
Barthélémi ANCTIL, 
Mère
Zélie PELLETIER, 
 
 
 

 
Marriage, Date
26 Juillet 1886   (lui a 24 ans, elle a 21 ans) L'acte les dit tous deux de la paroisse St-Edmond de Coaticook.
Marriage, Place
Sainte-Anne de La Pocatière, en présence du juge A-C. Papineau 
 
 
 

 
Enfants
Marie-Louise,   (1887-1937) 50 ans. En religion, soeur St-Maurice, Soeurs de la Présentation de Marie, à St-Hyacinthe.
 
Augustin-Jean,  (1888-1968) 80 ans. Marié à Pauline Daoust. Cinq enfants.
 
Léonie-Albina,         (1893-1979) 86 ans. Mariée au notaire Yves Montreuil, à Québec. Dix enfants.
 
 
 
 
Notes sur Joseph-Victor PAPINEAU
Né à Saint-Hyacinthe où son père était avocat, il a dû , ici à l'âge de 10 ans, y faire ses premières études. Dans le bottin Lovell's de 1878-79, on le dit étudiant en architecture, résidant chez ses parents au 190 rue St-Denis. Photo de la classe de 1880. Victor à 18 ans. On pense qu'il a peut-être rencontré sa future épouse à Coaticcok où elle était étudiante et logeait chez son frère Léon. Lors de son mariage à Ste-Anne-de-la-Pocatière en 1886, il est dit cultivateur, résidant de la paroisse de St-Edmond de Coaticook, tout comme son épouse Zélia. Il était donc déjà établi sur une ferme à Barnston, près de Coaticook, comté de Stanstead. Il y fait l'élevage de boeuf de boucherie et de chevaux. Grande Photo de la famille et de la ferme1
Son client principal était l'armée Américaine dont les besoins décroissaient après la fin de la Guerre de Sécession et avec l'arrivée des transports mécanisés. Il perdit aussi plusieurs chevaux à l'occasion d'un feu à l'exposition agricole de Sherbrooke. ¨(trouver souces dans journaux de Sherbrooke¨.)
Il abandonne vers 1896, selon une correspondance entre son père l'hon Augustin-Cyrille, qui est venu l'aider à liquider la ferme, et sa mère restée à Montréal. Il a recu avec le "mérite agricole" du Ministère de l'agriculture et de la colonisation, un livre publié en 1895.

Dans une lettre à sa mère, Joseph-Victor avait annoncé la naissance de son fils unique Augustin-Jean, le 12 juillet 1888, tout en donnant force détails sur l'état des cultures et du cheptel.1
De retour à Montréal. il travailla comme comptable industriel chez le mari de sa soeur Marie (-Émilie) mariée en 1892 à Joseph Beaudry qui était un industriel prospère, propriétaire de "Montréal umbrellas and suspenders".(sic). 
Le juge Augustin-Cyrille aurait doté chacun de ses enfants d'une maison cossue: 282 avenue Outremont à Louis-Gustave, 361 avenue Wiseman à J-Victor et 275 avenue Outremont à Marie. Victor habitait donc une maison sur la rue Wiseman à Outremont où vécurent leurs trois enfants pendant leur jeunesse et leurs études. Son fils Augustin-Jean se chargera plus tard de la vendre. 
Dans sa vieillesse, il habita vers 1935 chez son fils à la ferme de L'Abord-à-Plouffe, puis au rez-de-chaussée de la résidence de sa fille Marie Papineau Beaudry au 5908 de l'Avenue du Parc et finalement de nouveau chez son fils revenu dans la ville de Montréal au 282 boulevard St-Joseph. 
Il était membre du Montréal Athletic Association (MAA) et pratiquait son sport favori, le patin, jusqu'à un âge avancé. 

C'est en visitant l'entreprise des Beaudry, vers les années 1935 que Stanislas Macé, importateur francais arrivé ici en 1920, père de Renée mariée à Jean-Yves Papineau, rencontra son grand-père Joseph-Victor. Ils sympathisèrent immédiatement en discutant de fromages et de bonne cuisine. (tel que raconté par M Macé vers 1960).

Victor, comme on l'appelait couramment, venait chez son fils Augustin-Jean régulièrement. On a de lui plusieurs photos avec ses cinq petits-enfants.1 Il racontait tout plein d'histoires de la tradition orale, comme la ¨chasse-galerie¨, ce qui donnait la frousse à ses petits-enfants et attirait la réprobation de son fils.. 
Jean-Yves Papineau, son petit-fils, était particulièrement intéressé par le récit des randonnées qu'il avait fait à la Seigneurie de la Petite-Nation, monté sur "un beau cheval blanc" avec son grand-oncle, le chef patriote Louis-Joseph Papineau. (décédé en 1871 alors que Victor avait 8 ans) Plus tard quand ses parents l'amènent devant le frère André de l'Oratoire St-Joseph qui lui demande ce qu'il veut dans la vie, Jean-Yves répond: "Un beau cheval blanc"..pour monter au ciel s'empresse de rajouter son père.

Jean-Yves Papineau conserve précieusement la montre de Victor, cadeau de noces de son épouse et la montre de Zélia, cadeau de noces de Victor ainsi que sa tabatière et plusieurs photos et livres anciens remontant à la génération de Denis-Benjamin Papineau.

Notes: Zélia Anctil (1865-1919)
Zélia Anctil venait d'une famille nombreuse de Saint-Anne-de-la-Pocatière. 
Le premier ancêtre venait de Ducey, tout près du Mont-Saint-Michel.
 Les générations successives étaient propriétaires de nombreuses terres agricoles à Sainte-Anne de La Pocatière.
(le cousin Marcel Anctil devant les fermes ancestrales à La Pocatière)
Le père de Zélia était cultivateur et son grand-père était propriétaire de goélettes qui naviguaient jusqu'à Montréal où Augustin-Jean Papineau dit les avoir vues.
On croit que Zélia, comme sa soeur Jeanne plus tard, étudia au couvent des Soeurs de la Présentation à Coaticook, petite ville pès de Sherbrooke. Leur  frère ainé, Léon-Émile-Armand Anctil était propriétaire d'une entreprise nommée L.E. Anctil Woollens selon une photo de l'entête de son papier à lettre.
Il avait marié à Sherbrooke le 1er juin 1886  Eugénie De Sève. Ils ont fait leur photo de jeunes-mariés à Coaticook.

Zélia ira en Europe en 1910 avec son mari Victor et leur fille Marie-Louise qui se destinait à devenir religieuse. Ce voyage confirma sa vocation car elle confectionna son trousseau de postulante en cours de route. On a son cahier de recettes de cuisine daté de Lyon en décembre 1910. Étaient également du voyage à Rome, Venise, Lyon, Paris, le juge à la retraite Augustin-Cyrille Papineau, ainsi que sa fille Marie Papineau Beaudry et son mari Joseph Beaudry.

Sa soeur Jeanne Anctil (1875-1926) avait étudié en 1905-1906 avec Antoinette Gérin-Lajoie à la célèbre école d'art culinaire de Fribourg en Suisse grâce à une bourse offerte par la Fédération des femmes de la Société St-Jean-Baptiste de Montréal. À son retour à Montréal en 1906, Jeanne devint la directrice des Écoles ménagères provinciales du Québec, après en avoir été la co-fondatrice en 1904. 
Jeanne écrira un des tout premiers livres de cuisine de l'histoire au Québec: ¨350 recettes de cuisine par mademoiselle Jeanne Anctil, directrice, Les écoles ménagères provincialles¨, publié en 1915, réédité en 1925 chez Librairie Beauchemin. 
Sa petite nièce Monique Papineau a fait une notice biographique de Jeanne Anctil dans "160 femmes du Québec 1834-1994" publication de la Fédération des femmes de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal.  Monique avait suivi trente cours à l'École ménagère de Montréal et en obtiendra une ¨attestation en art culinaire¨ en juin 1946.
 

- voir photo de la famille Anctil devant la maison familiale à La Pocatière. Ce serait la famille de Alphonse que l'on apercoit sur la photo. Il est le fils ainé de Barthelémi Anctil.
- voir CERTIFICAT DE MARIAGE  de Joseph Victor Papineau et Marie Zélia Anctil le 26 juillet 1886 à Ste-Anne de la Pocatière, où on les dit tous les deux de la paroisse de St-Edmond de Coaticook.

Vers 1915 Zélia devint très malade (hydropisie) et fut placée à l'Hopital des Incurables de Notre-Dame-de-Grâce où elle décéda en 1919. 
Son fils Augustin-Jean avait 31 ans et travaillait alors comme ingénieur et architecte à St-Boniface, au Manitoba, d'où il revint définitivement pour les funérailles.



Voici une des rares photos où la famille de Victor Papineau est au complet,  son épouse et ses trois enfants, avec son père, sa mère, sa soeur Marie, ainsi que sa belle-soeur Jeanne Anctil. 
Il y  manque son frère Louis-Gustave, ingénieur.
Datée du 14 septembre 1902, à la maison d'été du juge A-C. Papineau à Valois, aujourd'hui Pointe-Claire.

 
 



 



 

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