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LES PAPINEAU DU QUÉBEC 
                    et d'ailleurs
4.0 quatrième génération, genquatre.html

Enfants de JOSEPH PAPINEAU, NOTAIRE ET DÉPUTÉ ET ROSALIE CHERRIER PAPINEAU.
(à la quatrième génération de Samuel Papineau et Catherine Quevillon, donc troisième génération née au Canada)

1.-Louis-Joseph PAPINEAU (1786-1871) L'ainé.
            (gravure de Bourne, 1832)
Comme son père, diplomé du séminaire de Québec. Devenu avocat, il est élu cinq fois député entre 1808 et1837, président de la Chambre d'assemblée du Bas Canada et chef du parti patriote. Héros du gouvernement représentatif et responsable. Il combatit le népotisme colonial et la corruption par des moyens démocratiques et pacifiques, comme aux grandes assemblées populaires, 
jusqu'à la rébellion provoquée par Londres en 1837. Le Gouverneur Gosford, furieux que les élus refusent de voter les budgets, a dissous l'assemblée, et révoqué les juges francophones en faveur de tribunaux militaires. L'habeas corpus est suspendu. Les officiers de milice sont révoqués et on remet des armes à la pègre orangiste de Montréal. Il fait venir de l'extérieur les troupes peuplées des mercenaires des guerres napoléoniennes. Les éditoriaux de la Montréal Gazette et du Montreal Herald réclament l'éradication de la race française. D'où les soulèvements populaires de 1837 et 1838 dans les régions environnant Montréal et la répression sauvage qui s'ensuivit. La tête du chef des patriotes fut mise à prix par Gosford. Devant une lutte si inégale, et à l'insistance de ses lieutenants, il dut s'exiler, d'abord aux États-Unis puis en France. À son retour de Paris en 1845 après que tous les patriotes eurent obtenu leur pardon, il reprit le développement de sa seigneurie de La Petite-Nation, jusque là assuré par son frère Denis-Benjamin. Grâce à son titre de co-premier ministre du Canada, celui-ci avait réussi à lui obtenir le versement rétroactif du salaire de député qu'il avait toujours refusé parce que non voté par l'Assemblée des élus. Ainsi il a pu réaliser la construction de son manoir seigneurial à Monte Bello. Mais il n'a pu résister longtemps au combat politique. Il fut de nouveau député par deux fois de 1847 à 1855, sous ce régime de l'Union qu'il avait tant combattu. Son dernier repos sera à Montebello.

Voir: Dictionnaire biographique du Canada©,
Université Laval et University of Toronto.


2.-Denis-Benjamin PAPINEAU, (1789-1854).
Frère cadet du précédent, et ancêtre de l'auteur.
(Étrangement il n'existe pas de portrait de lui autre que ce dessin posthume. Nous avons trouvé un daguerrotype d'une très grande ressemblance fait à Washington à la Whitehurst Gallery. Or il est possible que Denis-Benjamin soit présent à Washington à titre de co-premier-ministre et de ministre des terres lors de la signature en 1846 du traité sur la frontière de l'Orégon. De plus, le nouveau gouverneur lord Elgin qui prend son poste en janvier 1846 était arrivé à New-York et a aussi sa photo dans la collection des daguerrotypes de la Librairie du Congrès).

Comme son père et tous ses frères, il étudie au séminaire de Québec. Puis il ira gérer l'établissement de la seigneurie de son père.
Après son mariage, il revient fonder avec un associé parisien la librairie  Bossange et Papineau, à Montréal, Bas-Canada, qui malheureusement sera détruite dans un incendie. Il retourne donc en 1822 à la gestion de la seigneurie de la Petite Nation appartenant dorénavant à son frère Louis-Joseph. Il met autant d'ardeur au développement de son propre fief de Plaisance, hérité en 1817, et de la paroisse de Saint-Angélique qui deviendra Papineauville. Il sera élu deux fois dans le comté d'Ottawa qui englobait alors la seigneurie de la Petite Nation. Entre 1842 et 1847, il sera Commissaire des terres et par deux fois premier ministre conjoint du Canada, représentant le Bas-Canada dans le régime de l'Union qui fut la constitution canadienne de 1840 jusqu'à l'acte confédéral de 1867.
En dépit d'un parlement divisé, il réussit à faire voter à l'unanimité une résolution adressée à la reine Victoria réclamant l'abolition de l'article 41 de l'Acte d'Union qui proscrivait l'usage officiel de la langue française au parlement. Ce qui se réalisa en 1849 lorsque Lord Elgin prononca une partie de son discours inaugural en français. Il annonça du même coup le paiement de réparations pour les dommages subis dans le Bas-Canada (Québec) pendant les soulèvements de 1837-1838, mesure déjà exécutée plusieurs années auparavant pour le Haut-Canada (Ontario). Les émeutiers anglais des bas-fonds de Montréal, excités par la Montréal Gazette, attaquèrent et incendièrent les édifices du parlement. Louis-Joseph Papineau sortit de justesse de cet enfer et vit s'envoler en fumée les archives précieuses qu'il avait contribué à amasser.
En 1846, à titre de commissaire des terres et de co-premier ministre, Denis-Benjamin eut à négocier le litige avec les États-Unis sur le tracé de la frontière de l'Orégon. Ce traité fut certainement signé à Washington en sa présence par le nouveau gouverneur général arrivant à New-York depuis Londres pour prendre son poste au Canada.
Nous devons aussi à Denis-Benjamin Papineau les premières législations efficaces sur l'organisation municipale et le financement public de l'éducation, résultats des enseignements tirés de 30 ans de dévouement au développement de la Petite Nation.
Décédé en 1854, il repose entouré de sa famille au cimetière de Papineauville.

voir: Dictionnaire Biographique du Canada©,
Université Laval.
English version, University of Toronto.



 3.- André-Augustin PAPINEAU (1790-1896) Frère des précédents. Notaire à St-Hyacinthe et régisseur de la seigneurie Dessaules. Il ne sera pas un homme politique élu, mais un patriote qui participa aux soulèvements de 1837, aux batailles de St-Denis (victoire) et de St-Charles (défaite). Il sera emprisonné plusieurs fois sans procès jusqu'en 1839. Il repose avec son frère Denis-Benjamin au cimetière de Papineauville.
Il eut deux fils, dont l'un, marié et père de famille, se rendit à Chicago pour y faire venir sa famille. On n'eut plus jamais de nouvelles de lui mais son épouse se rendit à Chicago pour le retrouver et y demeura en permanence. C'est sans doute la branche des Papineau de Chicago qui sont aujoud'hui très nombreux.

4.- Marie-Rosalie PAPINEAU (1788-1857) Soeur des précédents. Épouse de Jean Dessaules, seigneur de St-Hyacinthe, qui fut député et membre du Conseil Législatif jusqu'en 1837.


5.- Toussaint-Victor Papineau (1798-1869) Benjamin de la famille, il fit aussi ses études au séminaire de Québec.
Après beaucoup d'hésitation il opta pour la prêtrise, mais ce ne fut pas sans difficulté que son cousin, monseigneur Jean-Jacques Lartigue, évêque de Montréal, acquiesca à cette vocation.

Plusieurs autres descendants de Samuel Papineau siègeront jusqu'à aujourd'hui dans divers parlements du Bas-Canada (1791-1837), du Canada-Uni (1841-1867), et même depuis la Confédération, le mieux connu étant Henri Bourassa, petit-fils de Louis-Joseph Papineau et plus tard fondateur du quotidien Le Devoir.

Lucie Papineau, descendante de Pierre Papineau, fils de Samuel, a été élue en 1992 députée du Parti Québécois pour le comté de Prévost (St-Jérome) à l'Assemblée nationale du Québec et fut Ministre de l'Industrie et du Commerce.



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