Papineau-Histoire-Qc.ca
les Papineau du Québec
                    et d'ailleurs

5.0 cinquième génération gencinq.html

La cinquième génération, quatrième née au Canada,
est celle des enfants de:

1.- Louis-Joseph Papineau
2.- Denis-Benjamin Papineau
3.- André-Augustin Papineau
4.- Rosalie Papineau Dessaules
alors que le petit dernier
5.- Toussaint-Victor Papineau   devint prêtre sulpicien


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1.- Louis-Joseph Papineau I et Julie Bruneau

Julie Bruneau Papineau, Ézilda, Ls-Joseph en 1836 (Plamondon, remanié)

1.- Les enfants de Louis-Joseph Papineau et Julie Bruneau

2.- les enfants de Denis-Benjamin Papineau et Angélique-Louise Cornud

origine des photos à confirmer

Augustin-Cyrille Papineau et Marie-Louise Trudeau:
leur histooire et photos à la fin de ce chapitre.




3.- les enfants et petits-enfants de Rosalie Papineau et de Jean Dessaulles



 




 
 

4.-  les enfants et descendants de
André-Augustin Papineau et Sophie Brodeur/Lavigne
(Portrait fait dans  la prison des patriotes en 1837)


               


(Son deuxième fils, Louis Ulrich alla fonder la branche des Papineau de Chicago).
 


Monument funéraire de Augustin-Séraphin-Camille Papineau et de Mary-Anne Lawry et autres,
dans le cimetiêre de Saint-Hyacinthe.

Papineau-Lawry-St-Hyacinthe1911.jpg   Papineau-Lawry-zoom-1911.jpg
 





Augustin-Cyrille Papineau et Marie-Louise Trudeau

Augustin-Cyrille (Auguste) Papineau

Augustin-Cyrille Papineau est né le 4 mars 1828 dans le fief de Plaisance de la Petite-Nation, plus tard devenu Papineauville.
Il est le septième de huit enfants. D'après la correspondance abondante des Papineau, ces enfants étaient une joyeuse bande à laquelle se joignaient pendant les vacances les cousins et cousines de Montebello, de St-Hyacinthe et de Montréal.
Ses études primaires ont sans doute été entreprises à l'école anglaise car avant 1854 il n'existait pas d'école française.
Cependant, sa mère Angelle Cornud et sa tante Victoire, qui avait aussi enseigné à Détroit, ont certtainement contribué à sa formation. À l'âge de 11 ans, on le retrouve en 1839 étudiant au collège de St-Hyacinthe, alors dirigé par les monseigneurs Joseph Larocque et Raymond. En dépit de la proximité de sa tante Rosalie Papineau Dessaulles, il s'ennuyait beaucoup et réclamait de son père de venir le chercher. On conserve cette lettre qui comprend l'ajout du directeur monsieur Ouellette qui déconseille de le retirer. Et il persévère au point de préparer une carrière professionnelle.

Son fils Victor raconte plus tard son arrivée à Montréal en 1847 pour entreprendre sa cléricature d'avocat dans l'étude Meredith, Bethune et Dunkin. Tout son bagage se trouve dans une caisse affichant le nom d'une marque de whisky bien connue, si bien que sa logeuse, méfiante, exige qu'il paie d'avance un mois de loyer.
En 1851, à 23 ans, il est admis membre du Barreau du Bas-Canada.
Sa situationlui permet alors de se marier, le 4 juillet 1854, avec une lointaine petite cousine, Marie-Louise Trudeau , appelée couramment Louisa.
Jeune avocat il intervint à de nombreuses occasions à la demande de son oncle Louis-Joseph Papineau. Selon la biographie de Robert Rumily, il était son neveu préféré et son avocat personel dans ses vieux jours, jusqu'à son décès en 1871.

On le retrouve bientôt avocat à St-Hyacinthe, associé à Me Maurice Laframboise, plus tard juge à la cour supérieure de Montréal. Il fonde par la suite l'étude A.-C. Papineau et L.-F. Morrison. Il pratique à St-Hyacinthe, dans le district d'Ottawa et à Montréal ou il se fait une réputation d'avocat habile et solide.
À 35 ans, il est candidat sous le régime de l’Union pour le parti libéral dans l’élection partielle du premier octobre 1863 dans St-Hyacinthe. Il a été défait, malgré ou à cause de  l’aide de son cousin Louis-Antoine Dessaules, le fils de Rosalie Papineau, soeur de Louis-Joseph et de Denis-Benjamin, dont la réputation de libre-penseur et d'adepte des théories de Darwin sur l'évolution fait déclencher en chaire les foudres du clergé. C'est là, dit-on, qu'est né le proverbe politique "le ciel est bleu (conservateur) et l'enfer est rouge (libéral)". (ref. Robert Rumily, Papineau et son temps, Tome 2, Fides 1977, pages 325-334-414-513-557 contient plusieurs anecdotes croustillantes sur la politique, sur l’Institut Canadien et sur les élections de 1863).
En 1863 il a déjà une jeune famille, ses fils Louis-Gustave a 8 ans et Joseph-Vicor 1 an.

Augustin-Cyrille est allé en Europe en 1867, peut-être en fonction officielle. On a des photos de Rome, Venise, Paris et Bruxelles, certainement avec son épouse Marie-Louise Trudeau, car à Rome elle reçoit une photo dédicacée de son oncle, Alexis-Frédérique Trudeau, grand-vicaire de Montréal sous monseigneur Bourget.
Sa biographie dans le Dictionnaire biographique du Canada: http://www.biographi.ca/
009004-119.01-f.php?&id_nbr=5302&&PHPSESSID=rl5o7brorc9tof66748jjc7hm1


Il fait aussi faire une photo à Paris,  et elle à Bruxelles, toutes deux datées de 1867.

En janvier 1869, il assiste à St-Hyacinthe au mariage de sa nièce Fanny Papineau Leman à Casimir Dessaulles et en fait une description dithyrambique à sa mère Angélique Cornud Papineau qui n'a pas pu faire le voyage depuis Papineauville.

Il est nommé juge à la cour Supérieure du District de Montréal en 1876, fonction qu'il occupera jusqu'à sa retraite en 1889 à l'âge de 61 ans. Il réside tout d'abord rue Saint-Denis, face à l’UQAM, maison qui lui venait peut-être de Ls-Joseph Papineau qui y passait ses hivers à Montréal plutôt qu’au manoir de Montebello.
Il existe plusieurs photos de l’intérieur de cette maison. Plusieurs livres de sa bibliothèque montrent un homme très religieux, éclectique, intéressé aux arts, à la littérature, aux sciences, aux questions philosophiques et curieux des découvertes de son temps, connaissances indispensables pour le juste exercice de la magistrature.

Le 30 mai 1895, on a de nouveau de lui une superbe correspondance, cette fois à son épouse restée à St-Hyacinthe (manuscrit). Il est venu à Barnston, village situé près de Coaticook, dans la région de Sherbrooke, pour aider son fils Victor à liquider la ferme St-Joseph, spécialisée dans l'élevage des animaux de race, qu'il cultive avec son épouse Zélia Anctil depuis une dizaine d'années.

On a aussi une photo de 1902 prise à sa résidence d'été à Valois, aujourd'hui Pointe-Claire, regroupant avec son épouse plusieurs de ses enfants et petits-enfants.

Devenu veuf en 1905, il se rend de nouveau en Europe en 1910, visitant Rome, Venise, Lyon, Paris. Il accompagne son fils Victor et son épouse Zélia Anctil et leur fille Marie-Louise Papineau qui après ce voyage confirme sa vocation et devient Soeur Saint-Maurice de la congrégation de la Présentation-de-Marie à St-Hyacinthe.

Un an avant sa mort, il écrira en 1912 une histoire de la seigneurie de la Petite-Nation, plus tard transcrite par un petit-fils Beaudry.

Marie-Louise (Louisa) Trudeau 1830-1905

Elle a marié le 4 juillet 1854 le nouvel avocat Augustin-Cyrille Papineau. Elle est de deux ans sa cadette.
Elle a déja du sang Papineau car elle est la fille de  François Trudeau II, fils de Toussaint Truteau IV marié à Marie-Louise Papineau, fille de Joseph I Papineau.

L'histoire de la mère de Louisa, Anne Locke Trudeau est aussi extraordinaire. Elle est née, selon Familysearch-Mormons, vers 1800 à Epsom, Merrimack, New-Hampshire. fiche #49991.
Sa mère, Sarah Moses, veuve de Richard Locke vers 1805, marie un canadien, le docteur Girard, à Salem, Massachusetts et ils émigrent à Montréal. De nouveau veuve, elle épouse un monsieur Rice et ils s’établissent à St-André d’Argenteuil.
C’est là que se rencontrent sa fille Anne Locke et François II Trudeau.
Selon le généalogiste Denis-Benjamin Papineau, Anne Locke se plaisait à dire qu'elle s’était convertie elle-même à la religion catholique. Elle est décédée chez sa fille Marie-Louise et eut ses funérailles à Notre-Dame.
Voir la dédicace dans: The poetical works of Lord Byron (Philadelphia, 1852).
“Given to Anne Locke by Amelia Delesderniers in the month of January 1852".
C'est signé "Louisa Trudeau, 27th. March 1853" et  "to Marie Papineau Beaudry, (sa fille) after her mother’s death, July 16th 1905”.
Le cheminement de ce livre est comme suit: de Amelia Delesdeniers à Anne Locke Trudeau, à sa fille Louisa Trudeau mariée à Augustin-Cyrille Papineau, à leur fille Marie Papineau Beaudry qui le donne à son frère Victor Papineau qui en 1933  habitait chez elle, qui le cède à son fils Augustin-Jean en 1943, remis à son fils Jean-Yves en 1953, cent ans après sa parution.

Montage de plusieurs photos à différents moments de leur vie.
 
 
 
 

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